Photovoltaique

 

Choisir le photovoltaïque ou un système de production d’électricité n'est pas une mince affaire. Pour vous aider, voici un rapide aperçu des différentes solutions proposées sur le marché.

Plus vos besoins énergétiques sont importants (grands volumes à chauffer, façades principales exposées au nord dans une région froide, etc.) plus vous êtes concerné par le montant de votre facture d'électricité donc plus vous avez intérêt à opter pour une solution photovoltaique bon marché. Même si l'investissement initial parait élevé pour un système photovoltaïque. L'amortissement sera alors un point essentiel de votre réflexion.

À l’heure actuelle, il est possible de produire de l’électricité grâce au photovoltaique de façon décentralisée, modulable et non polluante, pour la revendre au réseau.

Ainsi vous devenez producteur d'électricité grâce à votre installation photovoltaique ce qui pourra vous générez des revenus complémentaire pendant 20 ans.

Comment marche le photovoltaïque?

Les panneaux photovoltaique ou modules photovoltaique, tranforment directement le rayonnement lumineux du soleil en electricité, et générent un courant continu.Pour être utilisé sur un réseau électrique, le courant continu doit être transformé à l'aide de l'onduleur en courant alternatif.

L'énergie ainsi produite par le système photovoltaique peut être consommée par le bâtiment sur lequel est installé le générateur, ou renvoyée sur le réseau de distribution public.Le bâtiment est normalement équipé d'un compteur d'électricité mesurant l'énergie consommée.Dans le cadre d'une installation photovoltaïque, un deuxième compteur est installé par EDF pour mesurer l'énergie produite par l'installation et renvoyée vers le réseau.Un contrat de vente spécifique au photovoltaique est alors établi avec l'usager.

Plus les panneaux photovoltaiques seront exposé aux rayonnement solaire plus le rendement sera intérréssant pour la revente, l'exposition plein sud est donc préconisée pour une installation photovoltaique.Il existe plusieurs types de panneaux solaires:

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  • Les panneaux solaires monocristallins sont les panneaux qui ont les taux de rendement les plus élevés. Leur cycle de fabrication est très complexe, ils coûtent donc relativement cher par rapport à leur gain de productivité.
  • Les panneaux solaires amorphes (ou micro-amorphes) ont des taux de rendement plus faibles mais sont nettement plus actifs par faible luminosité (temps couvert, ombre). Ils coûtent moins cher, mais produisent largement moins d’énergie que les panneaux cristallins.
  • Les panneaux solaires polycristallins (ou multicristallins) : permettent d’avoir un ratio coût/productivité le plus attractif. C’est la raison pour laquelle une grande majorité des installations utilisent ce type de panneaux actuellement.

     

     

    Le photovoltaïque apparaît comme le procédé utilisant les énergies renouvelables le plus simple à mettre en œuvre, son installation est simple grâce à de simples capteurs fixés au toit. L’inclinaison du toit d’une maison est normalement idéal pour avoir le meilleur rendement photovoltaïque.

    Le fonctionnement des panneaux photovoltaïques est simple, les capteurs vont absorber une partie du rayonnement solaire et les transformer grâce aux cellules photovoltaïques permettant ainsi la production d’électricité.

    A l’heure actuelle le prix de vente de l’électricité photovoltaïque est supérieur au prix de l’achat de l’électricité du réseau, donc vous avez tout intérêt à vendre la totalité de votre production photovoltaïque et à acheter l’électricité dont vous avez besoin.

    Parmi les énergies renouvelables, le solaire photovoltaïque, l’éolien et l’hydraulique sont les plus utilisés en France. Mais seul le solaire photovoltaique est adapté pour la production d’électricité par un particulier raccordé au réseau, en milieu urbain.

    Les exploitant agricoles peuvent être également intéresser par ce procédé photovoltaïque grâce aux différents avantages qui leur sont proposés.En effet vous avez la possibilité de rattacher les revenus de votre production photovoltaïque à vos revenus agricoles. Pour cela il faut que votre régime d’imposition soit celui du réel, que vous soyez soumis au régime de la TVA, et que votre revenu photovoltaïque ne dépasse pas 100.000 € et 50% de votre revenu agricole.

     

    Des aides publique sont actuellement accordées aux particuliers pour l’ensemble des prestations utilisant les énergies renouvelables comme le photovoltaique : crédit d’impôt, taux de TVA réduit, aides complémentaires apportées par certaines régions, départements ou communes, aides de l’ANAH.Le crédit d'impôt s'applique à l'habitation principale et est accordé sur présentation d'une facture de l'entreprise ayant réalisé les travaux ou d'une attestation fournie par le vendeur ou le constructeur du logement neuf.Le matériel photovoltaique bénéficie d'un crédit d'impôt fixé à 50%.

    RESEAUX D ACTUALITES

  •  Les nouveaux tarifs photovoltaiques seront applicables au Ier janvier 2010:

      Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer a saisi le Conseil supérieur de l’énergie sur les nouveaux tarifs auxquels  pourra être vendue l’électricité photovoltaïque. Le nouveau dispositif, explique le communiqué du ministère, dont nous reproduisons l'essentiel, " conforte  le soutien financier à l’énergie solaire : grâce au Grenelle Environnement, la France se donne les moyens d’atteindre des objectifs ambitieux et de construire une véritable filière industrielle"

      Les principaux éléments applicables au 1er janvier 2010, sont les suivants .

      Les installations photovoltaique avec « intégration au bâti » bénéficieront toujours du tarif de 60.2 c€ / kWh. Les règles d’intégration au bâti sont améliorées, de sorte que ce tarif, qui est le plus élevé au monde, favorise les solutions architecturales et esthétiques les plus accomplies. Le tarif doit permettre de  positionner  les industriels et artisans sur un secteur innovant et à forte valeur ajoutée. L’installateur photovoltaique devra remettre un certificat attestant que les ouvrages ont été conçus et réalisés dans le respect de la réglementation et des règles de l’art.

     

    Les installations photovoltaiques avec « intégration simplifiée au bâti » pourront bénéficier d’un nouveau tarif, fixé à 45 c€ / kWh. Ce tarif favorisera le développement du solaire sur les bâtiments professionnels (bâtiments agricoles, industriels, commerciaux, ...).  Ce tarif est réservé aux installations d’une puissance supérieure à 3 kWc (soit une surface de panneaux s’environ 30 m2), le Gouvernement souhaitant privilégier, pour les maisons individuelles, des solutions totalement intégrées au bâti. Pour des raisons architecturales, les installations avec « intégration au bâti » et avec « intégration simplifiée au bâti » devront être installées selon le plan de la toiture (sauf cas des allèges, bardages, brise-soleil, garde-corps, murs-rideaux).

     Des études d’impact pour les centrales solaires

     Les installations photovoltaiques au sol pourront toujours bénéficier du tarif de 32.8 c€ / kWh. En outre, pour les installations photovoltaiques au sol d’une puissance supérieure à 250 kWc, le tarif variera désormais de 32.8 c€ / kWh pour les régions métropolitaines les plus ensoleillées à 39.4 c€ / kWh pour les régions les moins ensoleillées. Cette modulation permettra une meilleure répartition des centrales. Pour  garantir une bonne insertion environnementale des centrales solaires, prévenir les éventuels conflits d’usage et améliorer la concertation locale, un décret précisera que ces installations devront faire l’objet d’une demande de permis de construire, d’une étude d’impact et d’une enquête publique.

      Les formalités administratives sont simplifiées, avec la suppression des obligations déclaratives et du certificat délivré jusqu’ici par les DREAL/DRIRE. Seule une attestation sur l’honneur est désormais exigée pour déterminer le régime tarifaire applicable.  Une Commission d’évaluation de l’intégration au bâti, composée d’experts, est créée sous l’égide du ministère, du CSTB et de l’ADEME. La Commission tiendra à jour une liste publique des systèmes photovoltaïques reconnus comme remplissant les critères d’intégration au bâti pour accompagner  les porteurs de projets dans le choix des équipements et d’assurer une information transparente sur les tarifs applicables.

      Les tarifs photovoltaiques seront maintenus inchangés jusqu’en 2012 inclus. Afin de donner une visibilité de long terme aux acteurs, le projet d’arrêté comprend une formule d’indexation dégressive des tarifs à compter de 2013 qui permettra d’ajuster le niveau de soutien à l’évolution des prix induite par les évolutions technologiques. Une période transitoire est prévue, afin de laisser aux professionnels concernés une période d’adaptation : les nouvelles règles d’intégration au bâti prendront leur plein effet au 1er juin 2010.

    Le 10/09/2009

     

    L’électricité photovoltaïque de plus en plus compétitive
     L’EPIA (European Photovoltaic Industry Association / Association européenne des professionnels du photovoltaïque) a présenté le 22 juin à Bruxelles un rapport « SET For 2020 » qui démontre que l’électricité photovoltaïque pourrait devenir compétitive par rapport aux autres sources d’énergie d’ici 2020 en Europe.
    Le rapport « SET For 2020 » explore les différents scénarios de déploiement possibles. Dans les conditions actuelles du marché, l’énergie photovoltaïque fournirait entre 4% et 6% des besoins de l’Europe en électricité à l’horizon 2020. Toutefois, si des conditions plus favorables étaient établies par les décideurs européens, les régulateurs et le secteur de l’énergie au sens large, l’électricité photovoltaïque pourrait satisfaire jusqu’à 12% de cette demande : une hausse considérable au regard de la part inférieure à 1% constatée aujourd’hui. 
      « Dès l’année prochaine, la production d’électricité photovoltaïque sera déjà compétitive dans une partie de l’Europe du Sud » précise le Dr. Winfried Hoffmann, Président de l’EPIA. « L’étude montre qu’avec le scénario des 12%, l’électricité photovoltaïque serait compétitive par rapport aux autres sources d’énergie pour 75% du marché européen de l’électricité d’ici 2020, sans subventions ou autres formes d’aides extérieures ».

      "Basée sur un ensemble sans précédant de faits, de chiffres et d’analyses, l’étude démontre qu’en stimulant la part de l’énergie photovoltaïque, l’Europe et son tissu économique peuvent en tirer une source de bénéfices considérables. En matière d’énergies renouvelables, l’électricité photovoltaïque est en effet la technologie dont la croissance est la plus rapide. Et l’on s’attend à ce que ses coûts baissent plus vite que ceux des autres sources d’énergie" précise le communiqué de presse diffusé à cette occasion.

    « L’Europe doit désormais reconnaître le rôle important que l’électricité photovoltaïque peut jouer pour lui permettre d’atteindre ses objectifs de production d’énergies renouvelables », affirme Adel El Gammal, le Secrétaire Général de l’EPIA.

    L’étude a été menée par l’EPIA (European Photovoltaic Industry Association) en collaboration avec A.T. Kearney, cabinet-conseil en management stratégique.

     

    Le 10/09/2009

     

     

    Les fabricants dans le rouge

     

    la surprise générale, l’industrie du solaire que ce soit la fabrication de panneaux photovoltaïques ou de silicium pur qui en est la matière première, vient d’entrer en crise avec l’annonce par le premier producteur mondial de panneaux, l’allemand Q-Cells d’une perte spectaculaire de 700 millions d’euros( incluant des éléments exceptionnels, je vous rassure) soit le double ( !!) de son chiffre d’affaires au premier semestre de 2009.Hors éléments exceptionnels, c’est tout de même 37 % de baisse de ses revenus.

    Même genre d’annonce, mais en moins sévère pour l’autre allemand Solarworld qui annonce une baisse de chiffre d’affaires de 6pct et un recul de son résultat d’exploitation de 30 %.

    Coté du silicium pur qui lui est entre les mains de l’industrie chinoise, le groupe LDK Solar annonce une perte de 217 millions de dollars au second trimestre contre un bénéfice l’année dernière de 148 millions de dollars.

    Que s’est-il passé pour qu’une industrie photovoltaique que tout le monde voyait florissante et sous pression d’une demande croissante bascule dans le rouge aussi brutalement et fortement ? Comme d’habitude une combinaison de facteurs défavorables qui se conjuguent au moment où la demande chute elle-même brutalement. Ce que l’on appelle un effet ciseau.

    La crise financière, toujours elle, a empêché de pouvoir monter le financement de nombreux projets. Le marché immobilier espagnol, le plus dynamique en Europe, s’est totalement effondré alors qu’il comportait l’utilisation de nombreux panneaux photovoltaïques pour 3000MW de capacité. Le gouvernement espagnol dans le même temps a imposé une limitation de la puissance installée à 400 MW en photovoltaique seulement chaque année. En Allemagne, un pays déjà fortement équipé en photovoltaïque, ce sont les subventions qui ont été réduites. Résultat  : les prix des panneaux à la vente ont chuté de 20 %.

    Dans le même temps, pour pouvoir satisfaire une demande jusque-là en forte croissante, les fabricants de cellules avaient dû passer des contrats fermes de moyenne durée à prix élevés du produit limitatif dans cette industrie, le silicium pur, à leurs fournisseurs chinois. Prix qu’ils ont dû assumer sur le premier semestre alors que leurs prix de vente baissaient dans le même temps.

    Enfin sur la base de prévision d’accroissement de la demande très forte, l’industrie photovoltaique s’était lancée dans des investissements colossaux pour pouvoir sortir toujours plus de panneaux solaires. Résultat, selon leurs organisations professionnelles, près de la moitié des panneaux photovoltaiques produits sur le premier semestre, ne sera pas vendu dans l’année. Et il faudra jusqu’à fin 2011 pour absorber les surcapacités existantes. Alors qu’en même temps,il faudra payer les échéances des prêts.

    Pour les chefs d’entreprises, directeurs financiers ou banquiers, il s’agit là d’un phénomène très classique qui affecte ou a affecté toutes les industries et en particulier lors du lancement de nouveaux produits. La production des écrans plats y est confrontée en ce moment, celle des téléphones mobiles y a échappé grâce à la vigueur de la demande et à son maintien dans le temps. Le décideur a le choix d’investir fortement dans des capacités de production nouvelles et de pouvoir prendre des parts de marché ou résister à une guerre des prix en prenant ce risque ou d’investir modérément et de perdre progressivement de la part de marché jusqu’à en être exclu.La difficulté de l’exercice est dans l’ampleur du risque pris,c’est-à-dire la capacité de production nouvelle, et son timing.

    De toute évidence, dans le cas des capacités nouvelles de production de panneaux photovoltaiques ou de silicium pur, le timing est venu s’encastrer dans la crise financière. Pas de chance.

     Le 10/09/2009

    Un nouveau procédé photovoltaique

    Actuellement, l'industrie photovoltaique repose principalement sur la production de panneaux solaires à base de silicium, dont le coût de fabrication reste relativement élevé en raison du prix du matériau et de la technologie utilisés. Afin de rendre le photovoltaique plus compétitif sur le marché des énergies renouvelables, une équipe de chercheurs de UCLA s'est penchée sur la fabrication de panneaux solaires à base de CIGS (Cuivre, indium, gallium et sélénium). Selon leurs résultats, les cellules photovoltaiques obtenues présenteraient un fort potentiel de rendement énergétique avec des coûts de fabrication moindres. Une utilisation commerciale de ces nouveaux matériaux n'est cependant pas encore envisageable.

    L'équipe de recherche du professeur Yang, au département d'Ingénierie et de Sciences Appliquées de UCLA est à l'origine du développement de ce nouveau procédé de fabrication. Financées en partie par la NSF (National Science Foundation), ces recherches ont fait l'objet d'une publication dans la revue "Thin Solid Films" du 7 juillet. Le procédé de fabrication, débuté il y a 16 mois, aura mis 4 mois pour atteindre une efficacité énergétique de 1% et avoisine actuellement les 9%. Si les panneaux photovoltaiques fabriqués à base de silicium présentent un rendement de l'ordre de 20%, les travaux de UCLA mettent en évidence une augmentation de l'efficacité énergétique de 1% tous les deux mois et laissent présager de rapides avancées dans ce domaine.

    Les principaux avantages de ce procédé résident néanmoins dans l'utilisation de processus de fabrication et de matériaux peu coûteux comparés aux méthodes traditionnelles. L'utilisation de matériaux CIGS n'est pas une nouveauté dans le secteur du solaire, cependant, la fabrication de cellules photovoltaiques était jusqu'à présent obtenue par le procédé classique de "co-évaporation" (présentant deux étapes : l'aspiration et l'évaporation). La fabrication à grande échelle de films CIGS pouvait alors s'avérer longue et coûteuse en raison de la difficulté à obtenir des couches absorbantes uniformes. Or, la méthode mise au point par l'équipe du professeur Yang consiste à dissoudre les composés - cuivre, indium, gallium, sélénium - dans un solvant (atrazine). Ceux-ci sont ensuite répartis sur les surfaces et chauffés. Ce procédé présente des coûts de production bien moins importants mais nécessite de contrôler précisément la préparation de la couche absorbante à base de CIGS.

    Si cette découverte requiert de plus amples recherches, elle pourrait néanmoins faire chuter le prix de revient des panneaux photovoltaiques, le rendant compétitif avec les prix du marché, largement influencés par les énergies fossiles. UCLA a ainsi pour objectif de continuer ses travaux de recherche en collaboration avec le monde industriel, dans le but d'améliorer la technologie et d'atteindre un rendement énergétique de l'ordre de 15 à 20% d'ici 3 à 4 ans.

    Le 10/09/2009

    Développer les installations photovoltaiques en toiture
    Clarifier le cadre réglementaire et privilégier l’intégration au bâti ! Telles sont les grandes lignes du « programme national de développement de la filière photovoltaïque » qui vient d’être proposé à l’Assemblée nationale par le député Serge Poignant.
    Alors que la filière photovoltaïque française connaît un développement exponentiel, un rapport déposé le 16 juillet dernier à l’Assemblée nationale par le député Serge Poignant dresse un bilan mitigé de l’évolution actuelle du secteur, et propose un « programme national de développement de la filière photovoltaïque » autour de neuf priorités. Le député demande en premier lieu à l’État d’ « affermir le cadre réglementaire des centrales photovoltaïques ». S’appuyant sur l’expérience allemande, il préconise d’introduire « une règle de dégressivité des tarifs (de rachat) et de correction automatique en fonction du volume de marché et de l’approche de la parité réseau  », attendue entre 2015 et 2020. Un moyen d’offrir aux investisseurs une visibilité sur le long terme. En vue d’assurer un développement harmonisé de l’énergie solaire sur l’ensemble du territoire, Serge Poignant suggère également de « régionaliser le tarif d’achat en fonction de la variable d’ensoleillement ».

    Mieux encadrer les fermes solaires


    Toujours au regard de l’exemple allemand, le rapport constate que les délais de raccordement au réseau et les flous du régime administratif et fiscal des installations sont autant de freins à un développement durable du photovoltaïque français. Il convient donc d’ « accélérer les délais exigés par ERDF » (6 mois actuellement, contre 6 semaines outre-Rhin) pour le raccordement et de mettre en place des régimes harmonisés d’autorisation et de taxation des installations. Objectif : « éviter un effet d’éviction qui ne saurait générer que rancœur et contestation pour une énergie spontanément soutenue par une écrasante majorité de français ». Dans la même logique, Serge Poignant propose de « faire établir par l’ADEME une liste des terres éligibles à l’installation de fermes solaires » afin de « prévenir les conflits d’usage et la captation des terres arables par des centrales solaires ».

    « Miser sur l’intégration au bâti »

    Vous l’aurez sans doute compris, si la création de centrales solaires au sol est « un point de passage obligé sur la voie du développement de la filière photovoltaïque » pour Serge Poignant, « les meilleures perspectives, d’un point de vue social et environnemental, se trouvent sur les foyers des particuliers et dans les grandes toitures ». Selon l’auteur du rapport, la filière française doit « miser sur l’intégration au bâti », comme l’a fait l’Allemagne. Un positionnement qui nécessite de « définir au niveau national des critères objectifs et précis » pour être éligible à la prime d’intégration au bâti introduite créée 2006. Enfin, notant que «  la France figure parmi les rares pays qui découragent la surimposition au bénéfice de l’intégration », le rapport préconise d’ «  instaurer un tarif d’achat intermédiaire » pour favoriser également l’équipement des bâtiments sans intégration.
    Le 10/09/2009
    Un développement photovoltaique sans conséquent en France
    Suite aux engagements pris lors du Grenelle de l’Environnement, Jean Louis Borloo, ministre de l’Environnement et du Développement Durable a lancé un appel d’offres pour la construction d’au moins une centrale solaire photovoltaique dans chaque région française d’ici 2011.

    Le Ministre souhaite multiplier par cinq la production d’énergie provenant du solaire photovoltaique. L’objectif à atteindre est de 300 MW d’ici à 2011. À terme, il devrait y avoir au moins une centrale solaire photovoltaique par région de France. Il souhaite "réaffirmer l’ambition de la France de jouer un rôle de premier plan au niveau mondial dans la révolution technologique qui s’annonce dans l’énergie solaire". Notons que certains pays comme l’Espagne ou l’Allemagne sont en avance sur la France dans ce domaine, solution souvent négligée au profit d’un maillage serré de Centrales nucléaires civiles, technologie pour laquelle la France est un des leaders mondiaux et de barrages hydroélectriques.

    Le secteur photovoltaique est aujourd’hui en pleine croissance (150 % en 2008) en particulier en 2008. À la fin de l’année, 69MW étaient raccordés au réseau.

    L’investissement de cet appel d’offres représente un montant d’environ 1,5 milliard d’euros et s’inscrit de ce fait dans le plan de relance et de "croissance verte" souhaité par le gouvernement. Borloo appelle "tous les territoires peuvent concourir et participer à la transition énergétique et au Grenelle Environnement" en mettant "l’accent sur la qualité environnementale des projets et la contribution à la recherche et l’innovation".

    Au quatrième rang européen de la production d’énergie solaire photovoltaique, ce nouveau plan pourrait bien donner un coup de pouce à une technologie qui progresse vite, mais qui jusqu’ici peinait à s’imposer en France.

    Le 10/09/2009

    Une première centrale photovoltaique aux Antilles
    Avec ses 1500 m² de panneaux, la centrale du Moule, inaugurée le 29 mai, est la première installation photovoltaïque privée au sol de Guadeloupe. D’une capacité initiale de 136 000 kWh par an, elle sera progressivement agrandie pour atteindre 1,348 MWh/an en 2011.
    Le producteur indépendant d’électricité JTM Production inaugure ce vendredi 29 mai une centrale photovoltaïque de 1500 m² au Moule, en Guadeloupe. Doté d’une capacité de production de 136 000 kWh par an, il s’agit de la première installation photovoltaïque privée au sol de la Caraïbe. Non content de produire de l’énergie renouvelable, JTM a souhaité mettre à profit le site du Moule pour le développement de l’agriculture biologique. Les panneaux solaires photovoltaiques côtoient donc des plantations de légumes et un élevage caprin. Une approche novatrice qui pourrait servir d’exemple à d’autres projets solaire. Deux tranches de travaux supplémentaires viendront par ailleurs augmenter la capacité de la centrale de 470 000 kWh/an début 2010, puis de 742 000 kWh/an en 2011. À terme, l’installation cumulera une puissance installée de 1 MWc pour une capacité de 1,348 MWh/an. « Avec un ensoleillement quasi constant tout au long de l’année, la Guadeloupe est bien armée pour atteindre les objectifs nationaux et européens en matière d’énergie solaire photovoltaique », souligne Gilles Apatout, PDG de JSA Technology, concepteur et fournisseur de la centrale photovoltaique.
    Le 10/09/2009 
    La plus grande centrale photovoltaique en France
    Le plus grand parc de panneaux photovoltaïques jamais conçu en France va être implanté à Curbans, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Un projet énergétique solaire photovoltaique d’une envergure européenne. Le terrain se situe à 1 000 mètres d’altitude et bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel du matin au soir, sur un terrain plat, qui ne devrait pas demander beaucoup de terrassement. La société devrait investir entre 150 et 250 millions d’euros avec un objectif de puissance compris entre 30 et 50 MW, ce qui fait du projet français l’un des plus importants en Europe. Trois années devraient être nécessaires à la réalisation de la centrale solaire photovoltaique qui devrait produire 38 millions de kWh par an, soit la consommation électrique de 11 000 foyers.

    Le 18 décembre dernier, a été inaugurée la plus grande centrale solaire photovoltaique actuellement en fonctionnement en France métropolitaine. Cette centrale solaire photovoltaïque de La Narbonnaise dans l’Aude compte 95 000 panneaux solaires nouvelle génération dite à couches minces. Elle fournira au réseau électrique l’équivalent de la consommation annuelle de plus de 4 200 habitants et permettra d’éviter l’émission de 2 752 tonnes de CO2. Elle a été construite sur un terrain de 20 hectares appartenant à la communauté d’agglomération de la Narbonnaise.

    Autre projet remarquable : la société Solar Euromed a signé le 16 octobre dernier une convention avec le Conseil Général des Hautes-Alpes pour construire dans le département la première centrale solaire française à concentration de Grande Puissance. L’objectif concret de ce projet : être capable de produire de l’électricité solaire (même la nuit) pour une ville entière comme celle de GAP, en utilisant la source inépuisable du soleil et en évitant le déversement de plus de 60 000 tonnes de CO2 dans l’environnement, explique Solar Euromed.

    Appuyée par le pôle national de recherche sur le solaire à concentration du CNRS, la division Energie Environnement du Groupe Bertin et ERNST & YOUNG Corporate Finance, Solar Euromed a conçu cette plate-forme technologique capable de produire 20 Mégawatts électriques. Un investissement de 80 millions d’euros sera nécessaire pour la mise en place de cette centrale photovoltaique qui devrait être inaugurée en 2010. Le site d’implantation prévu se situe dans le secteur d’Aspres sur Buëch.

    L’usine nécessitera la mise en place d’une trentaine d’hectares de miroirs, qui réfléchissent les rayons du soleil, les concentrent pour chauffer un fluide circulant dans un tuyau. Lorsqu’il y a un surplus de chaleur, celle-ci est stockée dans des sels fondus pour pouvoir être utilisée pendant la nuit. L’électricité produite sera achetée 30 centimes d’euros le kilowatt par EDF.

    En Espagne également, les entreprises cherchent à profiter de l’abondance du soleil. L’un des projets les plus ambitieux est celui du constructeur automobile GM, qui va installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de son usine d’assemblage de Zaragoza. L’objectif est de couvrir une surface de 186 000 mètres carrés avec 85 000 panneaux solaires pour générer 15,1 millions de KWh d’électricité par an, soit les besoins de 4 775 foyers avec une consommation moyenne de 3 300 KWh par an. Le projet est réalisé avec Clairvoyant Energy et Veolia Environnement, qui construisent les installations et seront les opérateurs de cette centrale. GM compte ainsi réduire ses coûts en fournissant de l’électricité au réseau local.

    En France, Lafuma vient d’installer une centrale photovoltaïque intégrée à la toiture de son siège social, à Anneyron dans la Drôme. Raccordée au réseau EDF, elle a été conçue par Solar6tm et doit produire 118 000 KWh par an d’électricité (soit la consommation électrique moyenne de 40 foyers). L’investissement s’est élevé à 1 million d’euros, dont 550 000 pour la centrale et 450 000 pour les travaux d’installation et d’isolation d’une verrière en polycarbonate.

    A Montreuil, Le toit solaire photovoltaïque " Toit Bleu ", a été raccordé au réseau EDF le 9 avril 2002 et représente un investissement de 150 000 euros. En cinq années, ce sont 110 000 kiloWattheures (kWh) qui ont été produits par cette installation de 220 m2 de capteurs. Le toit photovoltaïque a largement dépassé les prévisions de production. En effet, alors que les estimations s’élevaient à environ 20 mégaWattheures (MWh) par an, la production annuelle effective sur cette durée a été de près d’environ 21,62 MWh (moyenne établie sur les productions des quatre années pleines, 2003 à 2006).

    Les 21,62 MWh (ou 21 620 kWh) de production annuelle du " Toit Bleu " représentent l’équivalent de la consommation électrique de plus de 6 familles chaque année, chauffage et eau chaude sanitaire non compris. En effet, la consommation moyenne annuelle d’électricité dite spécifique (éclairage, électroménager, hifi, etc.) par foyer, en France, s’élève - malheureusement - à 3 500 kWh. Or, pour atteindre notre objectif de réduction de nos émissions de GES d’un facteur 4 en 2050 , nous devrons simultanément stabiliser notre consommation énergétique globale et multiplier par 50 la production électrique issue des énergies renouvelables.

    En France, la puissance solaire photovoltaique installée raccordée au réseau était en 2008 de 18 mégawatts (MW) contre 6 en 2006. L’objectif pour 2020 est de 5 400 MW soit une production électrique suffisante pour alimenter 1,2 millions de foyers. Jean-Louis Borloo a annoncé le 17 novembre, dans le cadre de son plan de développement des énergies renouvelables, la construction d’ici à 2011 d’au moins une centrale solaire dans chaque Région française pour une puissance cumulée de 300 MW.

    Peut-on aller plus loin dans l’exploitation de l’énergie solaire en France ? Oui, sans nul doute. En France, un mètre carré de cellules photovoltaïques produit, en moyenne, 100 kWh par an. Pour produire 10 % de notre consommation électrique totale prévue en 2030 (environ 52, 5 Twh par an, soit l’équivalent de notre production hydroélectrique), il faudrait déployer 525 km2 de panneaux solaires dans notre pays, ce qui représente à peine le millième de la superficie totale de la France et environ 5 % de la surface cumulée des toits de nos bâtiments. Cet effort est tout à fait à la portée technologique, industrielle et politique de notre pays et il n’intègre pas l’augmentation attendue du rendement de conversion photovoltaïque des cellules solaires, qui devrait atteindre, en moyenne, au moins 15 % d’ici 10 ans sur le terrain. En outre, le solaire photovoltaïque peut être combiné au solaire thermique qui permet, couplé aux pompes à chaleur, des économies considérables de chauffage.

    Afin d’accélérer le développement de l’énergie solaire photovoltaique, le 22 décembre dernier, le Parlement adoptait une nouvelle mesure de simplification administrative et fiscale pour les particuliers utilisant de l’énergie solaire récoltée par des panneaux photovoltaïques. La loi de finances rectificatives pour 2008 prévoit que le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera désormais exonéré d’impôt sur le revenu, lorsque la puissance des panneaux photovoltaïques n’excède pas 3 kilowatts-crête (soit environ 30 m2 de panneaux). Cette mesure sera applicable dès la déclaration de revenus de 2008.

    Notre pays, qui dispose d’un "gisement solaire" excellent, doit donc, dans le cadre de ses engagements européens en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, se fixer des objectifs très ambitieux de développement massif de l’énergie solaire photovoltaique sous toutes ses formes et cela d’autant plus que de nouvelles solutions de stockage de l’énergie très performantes (air comprimé, gaz, hydrogène,batterie liquide) sont en train d’émerger. La France a dans ce domaine un rôle pionnier à jouer et nous devons tout mettre en oeuvre pour qu’au milieu de ce siècle l’énergie solaire puisse largement se substituer aux énergies fossiles dans la production photovoltaique.
    Le 10/09/2009
    Le recyclage des panneaux photovoltaiques
    Alors que les premiers volumes de panneaux photovoltaïques n’arriveront en fin de vie que dans une dizaine d’années, les sociétés membres de l’association européenne PV CYCLE, fondée en 2007, ont signé conjointement le 19 decembre 2008 une déclaration d’engagement pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des déchets de panneaux en fin de vie. Par cette déclaration, l’association PV CYCLE s’engage à reprendre un minimum de 65% des panneaux installés en Europe depuis 1990 et à en recycler 85% des déchets. Les sociétés membres de PV CYCLE sont productrices ou importatrices de panneaux photovoltaïques en Europe et y représentent plus de 70% du marché.

    La déclaration a reçu le soutien de la Présidence française de l’Union Européenne et du Commissaire à l’Environnement. Monsieur Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement
    durable et de l’Aménagement du territoire a déclaré aujourd’hui : “C’est la première fois qu’une profession s’organise volontairement à l’échelle de l’Europe pour assurer la collecte et le recyclage de ses produits vendus, avec des objectifs extrêmement ambitieux. Avec cette accord, c’est la démarche du Grenelle qui s’étend à toute une profession européenne”.

    Monsieur Stavros Dimas, Commissaire européen pour l’Environnement a déclaré : “Je me félicite de l’intention de l’industrie photovoltaïque de s’engager à mettre en place un système volontaire de collecte et de recyclage des panneaux photovoltaïques et je me prépare avec de hautes attentes à prendre connaissance du contenu de cette proposition”.

    Réaction de Monsieur Jan Clyncke, Directeur de PV CYCLE : “Nous sommes honorés par le soutien du Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Monsieur Jean-Louis Borloo, et du Commissaire européen à l’Environnement, Monsieur Stavros Dimas.
    Nous reconnaissons la grande responsabilité qu’impliquent ces objectifs très ambitieux. Nous devons également viser une représentation complète de tous les producteurs, importateurs et grossistes actifs sur le marché photovoltaïque européen. Nous sommes convaincus que l’énergie solaire ne sera véritablement durable que lorsque le cycle de vie des panneaux photovoltaïques aura été bouclé, permettant la réutilisation industrielle après recyclage des matières premières nécessaires à leur fabrication.” Affaire à suivre...

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